10 mai 2014

J16 / Centre rouge : A l'assaut de Kings Canyon

(Rédigé par Anne)



Le soleil se lève un peu plus tard dans le northern territory ce qui fait que malgré notre réveil à 6h30, on ne se lève qu'à 7h, sorte de grasse mat' pour nous. Il fait suffisamment chaud pour qu'on puisse prendre le petit déjeuner dehors donc on profite de notre espace. Je ne sais pas exactement à quel moment j'ai perdu Fab, mais c'était en tout cas avant que le café soit servi... Des nouvelles perruches lui ont fait de l'oeil!

  


Kings Canyon
On prend ensuite la route (une petite demi-heure) pour aller à Kings Canyon pour faire la rando "Kings canyon Rim Walk'. Sur le papier la couleur est annoncée : 6kms, 3h30 de marche. Pas de problème on se met en route! On se laisse une première fois divertir par un petit rajout de 1km qui nous fait longer une rivière à sec et nous amène sur une plateforme au pied du canyon. Le long de la rando, il y aura 2 autres petits rajouts de 600 mètres chacun. Grande fierté pour nous, aucun égarement ou mauvais chemin à déclarer, on s'améliore. Par contre, il est écrit partout de se méfier de la déshydratation, on a encore des progrès à faire de côté là, 1L pour 2, c'est un peu juste pour faire 8,2kms... Mais bon, la météo étant en notre défaveur, les conditions sont propices à une rando : suffisamment chaud mais pas trop, un petit soleil caché par des nuages. Résultat on en prend plein les mirrettes pendant 3h, sans soufrir de gros coups de chaud et en s'arrêtant pour profiter du paysage.

                

On ne sait pas exactement si c'est parce que c'est samedi ou si on est en grosse période touristique pour le centre rouge, mais on croise plus de monde que d'habitude. Il n'y a pas de piste clairement établi mais plutôt de larges endroits pour crapahuter donc à aucun moment c'est trop gênant. 


En route pour le parc national d'Uluru - Kata Tjuta
Une fois la rando finie, on se met directement en route pour le parc national où on a prévu d'assister au coucher de soleil sur les Monts Olgas (aussi appelés Kata Tjuta). Nos recherches avec google maps nous indique 3h49 de route, on en fera bien moins. Google maps nous avait plutôt bien aidé jusque là, mais les routes du red center n'ont pas l'air d'être trop son fort. Pour info, il ne s'agit que de longues routes droites en double sens. Réputées pour être dangereuses de part leur côté monotone, pour nous, elles se font plutôt bien, et Fab qui conduit, apprécie vraiment d'être au volant dans cet endroit.

Finalement, ce qui va nous faire le plus mal, ce n'est pas la route comme on l'avait imaginé, mais bel et bien son coût. Il y a très peu de station essence dans le coin, et forcément celle qui a une position stratégique va en profiter. Résultat, nous qui pensions avoir déjà vendu un bras pour se payer de l'essence hier, là on va carrément vendre nos reins! La station à laquelle on s'arrête (la seule dans les parrages) affiche un prix hallucinant:  $2,49 le litre soit $1 de plus que l'essence achetée en ville. Conseil donc pour ceux qui seraient intéressés : un gericane, il y a que ça qui pourra vous sauver du don d'organes! Le plus cocace, c'est que tout le monde se retrouve piégé et c'est comme ça, qu'on se retrouve au milieu de bikers totalement choqués du prix ahurissant. Un autre touriste nous dira quand même qu'en tant que français, on n'a pas de raison d'être choqué puisque chez nous aussi, les prix sont très élévés. Certes, mais pas à ce point là quand même!

 

Un peu plus loin, on s'arrête manger sur un campground, autant dire une aire de repos. La particularité : le sentiment d'être au mileu de nulle part, à manger en tête à tête,avec une voiture qui ne passe sur la route d'à côté que tous les quarts d'heure, et avec pour bruits de fonds 2 corbeaux qui n'attendent qu'une chose, manger les restes. En réalité, c'est le premier vrai repas où on prend vraiment le temps de s'installer et on apprécie d'autant plus ce cadre si singulier.

   

Sur les cent derniers kilomètres, on croise quelques gros camions si caractéristiques à ces routes. Ils ont beaucoup de mérite parce que quand on voit comment bougent les différents wagons, on se dit qu'avec nos vans, on n'est pas à plaindre.



On passe ensuite à côté du Mont Conner. Souvent confondu avec Uluru (aussi appelé Ayers Rock), il est pourtant bien différent par sa forme.On s'arrête pour la photo et maintenant on file droit vers le Ayers Rock Campground, seul camping où on peut dormir dans les environs du parc national. 



On va donc s'installer à Yulara, ville a côté du parc national où il est quasi obligatoire de dormir puisqu'il est interdit de dormir dans le parc, qui d'ailleurs ferme après le coucher du soleil. Le premier campground gratuit étant à plus de 50kms, il est très compliqué d'assister au célèbre coucher et levé de soleil en logeant si loin. On arrive au Ayers Rocks Resort, et là encore c'est $36 qui s'envole, vraiment plus cher que le tarif habituel des campings. A peine le temps de repérer notre emplacement, on repart déjà pour voir le coucher de soleil sur les Monts Olgas. Pour rentrer dans le parc, il faut acheter un pass d'une validité de 3 jours à $25 par personne et à chaque entrée remontrer ce pass à une sorte de mini douane à 1 guichet. On a quand même quelques doutes sur la rapidité de ce système lors des fortes affluences...

La zone de coucher de soleil est bien indiqué mais on est plutôt déçu en arrivant d'avoir tout un tas d'arbres pour nous masquer le bas de ces énormes roches côte à côte. Le spectacle restera quand même magique face aux sentiments de grandeur qu'imposent les Monts et face aux superbes changements de couleurs dûs au soleil. Même la cinquantaine de mouches qui nous volent autour ne nous gâchent pas ce moment.

      


Soirée au camping
Il est 19h quand on rentre au camping après être aller faire un nouveau plein, le prix équivalent à un demi rein si on reste dans la logique précédente...

Le camping étant le seul dans le coin, il y a du monde, et tout le monde suit les mêmes horaires, résultat : cohue au barbecue. On prend notre mal en patience en allant se doucher et à notre retour la voie est libre. C'était sans compter sur la grosse bande de bikers qui allait s'accaparer le bien précieux, résultat, marche arrière, mes 4 chipos et moi. Pas défaitiste, je me lance dans la cuisson à la poele dans le van! Sauf que j'avais pas pensé à l'alarme incendie! Résultat une sirène, car oui, ça crie très très fort, se met en marche dans le van! sans parler de la fumée qui sort de toute part... Grand moment de solitude en Australie.



1 commentaire :

  1. Quel frimeur ce Fab avec son Apollo !!! J'adore, je m'y vois très bien !!!
    Vous me faites voyager , et autant vous dire que mon appareil photo me démange avec de si beaux paysages !!
    et en plus, Nanou a sorti les ptites bretelles , Yes !!!
    gros bisous

    RépondreSupprimer